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Un Journal Présenté Par :

  • la carne
  • Blog complètement partial garanti sans OGM ni carte de presse. On a son honneur, tout de même.
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Si t'as froid l'hiver, brûle un ministère.

Si l'hiver est dur, brûle une préfecture.
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:38

Il me semble temps de préciser un peu la définition de "riche" (substantif). En effet, la définition du Larousse me semble vague et très insuffisante.

A partir de quelle somme devient-on un riche ? A mon sens, c'est une mauvaise question ; la quantité n'a pas grand chose à voir avec la richesse, finalement. D'ailleurs, pour être riche, c'est très facile, il suffit de gagner plus que moi. C'est ce qu'on appelle la richesse relative. Cela fonctionne très bien avec la connerie relative, d'ailleurs, puisque je considère, en général, ceux qui gagnent plus que moi comme plus cons que moi.

Un riche, c'est différent. Par exemple, si être riche permet de s'offrir le tout dernier ordinateur hyper performant, avec un forfait internet hyper puissant, être un riche veut plutôt dire qu'on emploie quelqu'un pour lire ses mails et faire son blog à sa place.
Autre exemple : quand on est riche, on achète Le Figaro et Les Echos, voire Le Monde pour les moins cons (encore que). Quand on est un riche, on achète un journaliste.
C'est la richesse absolue.

Associée, on trouve bien sûr la connerie absolue. Une personne riche, en effet, profite du monde qui l'entoure en minimisant les contraintes ; la connerie est relative parce que parmi les contraintes se trouvent un certain nombre d'êtres humains qui s'en trouvent aussi minimisés - mais on s'en remet.

Un riche, en revanche, refait le monde qui l'entoure à l'image de ses fantasmes. Là où la connerie est absolue, c'est que les autres bipèdes sont englobés dans ce fantasme, et le riche n'aura de cesse que de vouloir les transformer pour qu'ils deviennent l'image qu'il s'en fait. Il n'est plus question de minimisation mais de déni d'existence, à la manière du pervers - au sens psychiatrique du terme.

Le point commun entre les riches absolus et relatifs, c'est qu'ils pensent que c'est leur richesse qui pourra solutionner leurs soucis, qu'il s'agisse de minimiser les contraintes ou de transformer le monde. Là où ils sont vraiment très cons, c'est que ça ne marche pas, et que ça les rend malheureux.

C'est une constante, en effet, les riches sont malheureux, relativement ou absolument mais en tout cas résolument. Là où le monde est bien fait, c'est qu'on va pas pleurer.






PS : n'ayant toujours pas reçu de chèque, j'en conclus soit qu'il n'existe pas de riche non-con, soit qu'ils n'ont pas internet, ces cons.

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Published by la carne - dans Dossiers à charge
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