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  • la carne
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Si t'as froid l'hiver, brûle un ministère.

Si l'hiver est dur, brûle une préfecture.
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 06:55

La bataille de la compétitivité... vous avez déjà entendu ça quelque part, n'est-ce pas ?

Et bien, elle est perdue, la bataille de la compétitivité. Depuis bien longtemps, d'ailleurs ! A quoi reconnaît-on qu'une bataille est perdue ? C'est quand, quel que soit le prochain mouvement, on ne pourra pas en obtenir un avantage significatif au regard des objectifs de départ. Dans ces cas-là, un général sage arrête les frais, remballe sa fierté, pose les armes et renvoie les piou-pious à la maison attendre la prochaine en fabriquant des bébés.

Or à quoi assiste-t-on dans cette fameuse bataille de la compétitivité ? Objectivement, la France a perdu. Quoi qu'elle fasse, elle ne peut pas prétendre obtenir un avantage de compétitivité face à la Chine, au Japon, à l'Inde, aux USA... à moins d'en imiter les non-droits sociaux, comme le fait la Grèce. Pourtant, comme une grosse mouche qui frappe inlassablement une fenêtre croyant pouvoir sortir, la plupart des responsables politiques nous disent qu'il faut continuer à se positionner dans la bataille de la compétitivité. Ils devraient relire Sun Tzu... On ne livre pas bataille en infériorité numérique et sur un terrain défavorable. Pourquoi le font-ils ? Parce que c'est une guerre dite propre : aucun soldat n'en meurt, elle ne fait que des dommages collatéraux.

La seule solution serait d'admettre la défaite et de trouver un terrain favorable où attendre de pied ferme la prochaine attaque. C'est quand même incroyable qu'on mette de côté ce que la France a de mieux pour l'exposer sur des fronts où elle n'a aucun atout... Si cette "guerre" était menée par des militaires, cela fait longtemps que des têtes seraient tombées pour incompétence, voire pour traîtrise manifeste.

D'autant plus que ce pour quoi la France peut être citée en exemple partout a été la cible de la haine de la plupart des gouvernements depuis trente ans ; haine qui a trouvé son apothéose sous Sarkozy qui souhaitait explicitement liquider les héritages qui ont fait notre honneur : la Révolution, les mesures du Front Populaire, le programme du Conseil National de la Résistance, et même certaines avancées de Mai 68. Si Sarkozy a été autant détesté, de façon si manifeste, c'est bien du fait du parti qu'il a pris ouvertement de se dresser contre ces symboles de la mentalité égalitariste qui a construit l'identité française ; mais si les politiques dans leur ensemble inspirent la méfiance que l'on sait, c'est que chacun, à sa mesure et probablement de façon plus insidieuse, presque inconsciemment, n'aspire aussi qu'à démolir ces symboles. Quand un homme politique se situe plus comme expert-comptable que comme philosophe, il refuse de se saisir d'une idée de civilisation ; qui, aujourd'hui, dans le cheptel politique, nous parle de civilisation ?

La réponse fait froid dans le dos. Car pour l'instant, elle mène à la guerre, la vraie, pas la "propre".

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Published by la carne - dans Dossiers à charge
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