Cyclopédie alphabétique

Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 07:00

ENFANT



Linguistique


Enfant vient du latin "infans" qui signifie, bêtement, "enfant", mais aussi, et c'est plus intéressant, "qui ne parle pas". Quand on sait qu'on avait aussi le mot "puer" qui pouvait servir de racine valable pour désigner le concept que nous étudions aujourd'hui, il me semble légitime de s'interroger sur le sens de ce choix particulier.

Après réflexion intense accompagnée d'un coït digito-nasal voluptueux, je n'ai trouvé qu'une explication : le français aime les enfants quand ils ferment leur gueule.

Ca doit sans doute dater de l'évangélisation de la Gaule, si je puis ainsi m'exprimer. On comprend d'ailleurs mieux grâce à cet éclairage pourquoi nos jeunes braillards sont considérés comme néfastes et qu'on porte au pouvoir ceux qui ont fait de ce credo leur fonds de commerce.



Définition


Un enfant est un genre d'animal assez proche de l'homme bien que celui-ci le préfère plus près de la femme. Etant donné que cet être ne survit qu'en soutirant à l'homme sa subsistance sans contrepartie valable, on peut dire que l'enfant est un genre de parasite. A l'instar du tenia, il est assez difficile de s'en débarrasser sans que ça passe par le cul.

Pour définir plus précisément l'enfant, on peut dire que c'est ce qui reste quand toutes les excuses ont été épuisées.



Topologie


Il n'y a que deux sortes d'enfants, bien connues depuis longtemps :

- les enfants des autres, qui sont laids, nuisibles et monstrueux d'égoïsme ;

- et ses enfants à soi, qui comme les vers du même nom, sont très précieux, surtout pour les fils.*

Je ne me lancerai pas dans l'analogie du pet que tout le monde a à l'esprit, cela ne fera que rabaisser la haute tenue morale de ce blog. Sachez tout de même que pour filer la comparaison, ceux élevés au chou-fleur sont toujours les plus infâmes.



Histoire


Un con a dit un jour (je mets des guillemets pour faire genre "je cite", mais c'est complètement approximatif, si vous voulez de l'exact, allez sur wikipedia) : "Nous sommes la seule civilisation à considérer ses enfants comme un problème. Dans tous les âges de l'histoire, ils ont été la solution".

L'imbécile qui a dit ça oubliait que dans les civilisations antérieures, on éduquait à la trique, à la ceinture, voire mieux.**

Il faut savoir aussi que nous sommes la seule civilisation (je parle de la vraie, l'occidentale moderne, hein, pas des crève-la-faim) à ne pas élever nos enfants dans l'idée de les envoyer dans une boucherie quelconque style Verdun ; ceci explique peut-être cela.

Par ailleurs, la mortalité infantile étant ce qu'elle est actuellement, on est fatalement moins surpris de les voir survivre, donc moins content.

De nombreuses méthodes ont été tentées au cours de l'histoire afin de débarrasser les parents de leurs marmots histoire que monsieur explique la prise de la Bastille à madame. On peut même légitimement se demander si l'esclavage n'a pas été inventé  avant tout pour cet usage, tant les peuples antiques se sont servi d'esclaves en guise de baby sitters bon marché.

Le niveau d'instruction des esclaves ayant tendance à baisser avec le temps, on pensa à emmerder la famille en confiant le moutard à tantine. C'est encore le cas dans certaines ethnies africaines, mais ça l'était aussi au Moyen-Âge en Europe puisque c'était la méthode d'élevage des champions, celle qui utilise le pal, à savoir celle des chevaliers.

Notre civilisation décadente, elle, a pensé qu'il valait mieux les refiler à des gens instruits et mal payés, un peu comme les premiers esclaves antiques, ou bien les envoyer au catéchisme pour leur apprendre la vie.

Comme quoi l'histoire n'est qu'un gigantesque hoquet persistant.



Physiologie


Physiquement, l'enfant est assez joli à voir jusqu'à l'adolescence, ce qui est de la provocation manifeste, comme disait mon curé. A l'exception bien sûr des enfants qui cousent des Nike, leurs doigts déformés sont répugnants.

Psychologiquement, l'enfant est assez conforme à son statut de larve, mais avec, tout au long de son cycle de vie, des tendances maniaco-dépressives très affirmées. Ce qui fait, si on ajoute à cela l'idée freudienne que c'est aussi un "pervers polymorphe", que nous avons là un portrait clinique assez alarmant. D'ailleurs, c'est pas étonnant que ça finit toujours par donner des adultes, à qui on donne le droit de vote, en plus. C'est donc probablement à cause d'eux que la démocratie est malade, c'est pourquoi il me semble indispensable de les fusiller ou de les déporter dans "Loft Story", y'a pas de raison qu'ils y aient échappé sur Gully.



Conclusion


En conclusion, on peut dire qu'il existe de nombreuses similitudes entre les enfants et les communistes : leur naïve innocence touchante et généreuse n'arrive pas à nous faire oublier qu'on trouve chez eux des tyrans parmi les plus sanguinaires.

 

 

 

 

 

* Sachez que je souffre de la confusion la plus rouge en vous affligeant ce pitoyable calembour. Cela dit, il n'est valable qu'à l'écrit, ça circonscrit la honte.

** Dans je sais plus quelle civilisation précolombienne, quand Kevin ne trouvait pas la date de Marignan, son prof lui fumait la tronche au dessus d'un feu, histoire de lui rappeler la formule chimique de l'oxygène. Véridique.

Par la carne - Publié dans : Cyclopédie alphabétique
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 11:24

DEMOCRATIE

 

 

Linguistique

 

Vient de "démo", qui signifie "regarde comme c'est beau ce que je fais" et de "cratie", qui veut dire "pouvoir". Etymologiquement, la démocratie est donc le pouvoir des m'as-tu-vu.

Vu qu'il s'agit du régime dominant, il fut de bon ton de faire évoluer le sens en "pouvoir du peuple", mais personne n'est dupe.

Expression usuelle :

"On est en démocratie, quand même !" : dit par une grande gueule qui vient de se faire couper le sifflet par une réplique dont l'intelligence subtile n'a d'égale que l'ironie cinglante et la justesse profonde.

 

 

Définition

 

Une démocratie est un système politique dans lequel tout un chacun, et plus particulièrement n'importe qui, a le droit de voter pour désigner celui par qui il sera sodomisé. D'aucuns prétendent qu'il s'agit du système le plus abouti car c'est celui qui assure le plus de libertés individuelles tout en oeuvrant pour le bien commun. En général, ceux qui le disent ont eu droit à la vaseline.

Celui qui décroche la queue du Mickey est celui pour qui le plus de gens ont voté. Quand on voit la gueule de la majorité, on comprend mieux celle des dirigeants.

 

 

Topologie

 

Il existe plusieurs types de démocratie.

- Celles où on peut voter pour ceux pour qui on nous a dit de voter. Exemple : la Syrie, l'Iran, l'Afghanistan, l'Irak, la plupart des pays d'Afrique, la Chine...

- Celles où l'on peut voter pour n'importe qui, qui de fait fera n'importe quoi, y compris dire aux électeurs des autres démocraties pour qui voter. Exemple : la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis...

En général, on dit qu'il vaut mieux vivre dans le second type de démocratie, parce qu'on y meurt plus de cholestérol que de balles perdues. Cela a tendance à devenir de moins en moins vrai.

 

 

Histoire

 

La première démocratie connue est la Grèce antique, c'est dire s'ils s'y connaissaient en sodomie. A l'époque, seuls les citoyens mâles et libres pouvaient voter - les esclaves et les femmes n'en avaient pas le droit. Aujourd'hui qu'ils peuvent, les esclaves s'en foutent et les femmes votent comme tout le monde. Ca valait bien la peine, tiens.

 

 

Physiologie

 

Le visage de la démocratie est à peu près toujours le même en ce qui concerne la blancheur et la longueur des dents, le regard enjôleur et la coiffure approximative.

Chacun s'accorde à dire que la démocratie est malade, mais personne ne sait s'il s'agit de la fièvre acheteuse ou du cancer du côlon. C'est pourquoi Roselyne Bachelot achète des millions de vaccins qui ne servent à rien.

La démocratie est donc la cause principale du trou de la sécurité sociale, c'est pourquoi il est nécessaire de la fusiller ou de la déporter dans "Loft Story" où ses plus ardents défenseurs pourront taper 1 par SMS surtaxé pour qu'elle y reste.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que les communistes sont à la démocratie ce que les enfants de choeur sont à l'Eglise, ce qui les rend de plus en plus rares pour exactement les mêmes raisons.

Par la carne - Publié dans : Cyclopédie alphabétique
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 07:00

CANDIDAT

 


Linguistique


A l'instar de "vasistas", candidat est la contraction du français "qu'en dit Da ?"

Cette petite phrase interrogative marque en effet parfaitement la veulerie tergiversatoire de ces éternels indécis qui se présentent à n'importe quelle élection.

Exemples :

- "Je ne serai pas candidat à l'élection présidentielle" (E. Balladur, 1993)

- "J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle" (E. Balladur, 1994)

- "Je ne toucherai pas à la retraite à 60 ans" (N. Sarkozy, candidat en 2007)

- "Il est inéluctable que les français devront travailler plus longtemps" (N. Sarkozy, 2010)

On voit bien le glissement sémantique qui s'est opéré tant l'indécision semble caractéristique de la fonction.

Cependant, les moins alcoolisés d'entre vous se demanderont sans doute qui peut bien être ce Da. A cela, je leur répondrai : "Bois un coup au lieu de me courir sur la grosse veine bleue avec tes questions qui me font sortir du sujet".



Définition


On appelle candidat toute personne assez généralement masculine dotée d'une très forte envie de jouer à celui qui pisse le plus loin. Seule l'envie compte ; la capacité à le faire, on le verra plus loin, est tout à fait facultative.

Le candidat se reconnaît à sa poignée de main, exercice qu'il a travaillé avec un coach pour faire plus sympa ; la poignée de main s'analyse en effet un peu comme avec la graphologie, mais en mieux parce que même un analphabète peut le faire. C'est un détail qui semble particulièrement important aux candidats.

Certains audacieux vont même jusqu'à ébouriffer la chevelure d'enfants qui ne leur ont rien fait, mais c'est un geste technique réservé aux plus doués.

 

La raison d'être du candidat est la campagne électorale, ainsi appelée parce qu'il s'agit essentiellement de faire les yeux doux aux bouseux en s'empiffrant de produits du terroir hypercholestériques. C'est d'ailleurs un des graves paradoxes de la démocratie telle qu'on la connaît : on se demande bien pourquoi les citoyens votent pour des gens qui risquent de faire un infarctus avant la fin de leur mandat, mais ils ne voteraient pas pour eux s'ils ne s'exposaient pas ainsi. Il est vrai que si le candidat est fourbe, l'électeur, lui, est con. Mais on n'est pas encore aux "E".



Topologie


On distingue deux sortes de candidats :

- Les incompétents, qui sont de gauche ;

- Et les salauds, qui sont de droite.

On reconnaît ainsi le vrai bord de celui qui cause dans le poste pour dire qu'il fera tout mieux que tout le monde s'il est élu. Si un candidat de gauche fait des propositions qui vous semblent raisonnables, concertées, réalistes et économes, méfiez-vous : il est de droite. En revanche, quand un candidat de droite fait des promesses de gauche, c'est plus facile : on a tout de suite reconnu le salaud qui sommeille. Faudrait quand même pas nous prendre pour des buses.


En général, on apprend beaucoup avec l'âge, on gagne en compétence, c'est comme ça que de simples imbéciles finissent par devenir de parfaites ordures. On appelle ça des ministres d'ouverture, parce que ça rime.

 

Amusant paradoxe, il est à noter que les candidats qui se disent "ni de droite, ni de gauche" sont en général des salauds incompétents. Pour la plupart de droite.

 

 

Histoire

 

On considère souvent que pour qu'il y ait candidat, il faut qu'il y ait vote et donc démocratie. C'est parfaitement faux. Au Moyen-Âge, par exemple, pour compenser l'absence de droit de vote sans lequel il n'est pas de bonheur terrestre possible, les gens organisaient des concours de mangeage d'andouillettes. Comme aujourd'hui, c'étaient déjà toujours les mêmes qui gagnaient le filet garni. A la préhistoire, c'était le jeu de celui qui tape le plus fort avec un objet contondant ; là encore, c'étaient toujours les plus faibles qui l'avaient dans l'os.

Le premier âge d'or de la candidature remonte à la Grèce Antique où l'on élisait les gens à l'aide de jetons semblables à des pièces. Il est encore aujourd'hui de bon ton de donner un peu de monnaie aux candidats, même si à l'instar de la tauromachie, cette tradition est montrée du doigt - voyez Charles Pasqua ou Edouard Balladur.

C'est cependant sans aucun conteste qu'on peut affirmer que jamais dans l'Histoire les candidats n'ont été autant honorés que depuis le XIXème siècle. La démocratie moderne a en effet permis de faire reconnaître les plus grands d'entre eux, d'Hitler à Bongo en passant par Bouteflika, Poutine, Chirac ou Sarkozy. On a frisé de peu le Grand Chelem des  purs démocrates mai 2002. Rien n'indique que ce nouvel âge d'or soit en passe de se terminer.

 

 

Physiologie

 

L'ossature du candidat est constituée de promesses. Comme les côtes flottantes, celles-ci sont généralement rattachées à pas grand chose. Les promesses de gauche ne sont pas tenables, et c'est dommage. Les promesses de droite sont tenues. C'est pire.

Le candidat, on l'a vu, doit avoir la main ferme, le poil lisse et le regard brillant. C'est signe de bonne santé. Cette hygiène est indispensable pour la crédibilité du candidat : on se souvient de la levée de bouclier (non fiscal, celui-là) quand on a su que Mitterand était mourant au moment de se présenter en 1988. Il a dû cacher son affection, tant l'adage dit vrai : "Candidat qui perd ses dents, candidat perdant."

Pour être crédible, le candidat doit aussi les avoir l(es dents) qui rayent le parquet. On n'a jamais vu les gens désigner des personnes modestes, se proposant aux suffrages non pour assouvir leur petit désir mesquin de pouvoir hérité de traumatismes enfantins, mais pour rendre service. Un candidat dévoué et honnête est par nature suspect, c'est pourquoi il faut le dénoncer afin qu'il soit fusillé ou déporté dans "Loft Story" où il pourra faire rire la France d'en-bas avec son comportement déviant ridicule.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que les communistes ne font pas bon ménage avec les candidats, sauf ma bonne Consuella qui aimait beaucoup Robert Hue. Y'avait qu'à voir la gueule de son jardin.



Par la carne - Publié dans : Cyclopédie alphabétique
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 07:00

BANQUIER

 

Linguistique

 

Masculin, nom commun, bien trop commun.

Ce mot vient probablement du patois picard où il est étroitement lié à l'ennui et la contrariété. On le retrouve par exemple dans l'expression : "Ah bah y nous fais banquier çui-ci", qui signifie à peu près "cette personne nous plonge dans des abîmes d'agressivité perplexe". En gros, hein.

Par glissement sémantique, suite à l'ordonnance de Villers-Coterêt qui unifia les patois régionnaux sous la bannière du champenois pour donner naissance la langue française, cet idiomatisme chtimi servit à désigner l'engeance la plus vile qu'on avait sous la main.

En l'occurence, ce fut Jacques de Beaune, baron de Semblançay, le ministre des finances de François Premier ; grand créditeur du roi et ennemi intime de la reine-mère, il se fit accuser de détournement de fonds et pendre à Montfaucon comme un malpropre, ce qu'il était sans doute vu l'époque, mais à tort en ce qui concerne le motif de l'exécution.*

Il se passa cependant du temps avant sa réhabilitation, temps que s'empressèrent de passer les argentiers de tout acabit à prendre pour modèle ce supposé escroc. Quand on se rendit compte qu'il était innocent, il était trop tard : tous les manipulateurs de pognon avaient pris l'habitude de rincer leur monde, et ne la perdirent pas.

On perdit en revanche l'habitude de les pendre.


Comme quoi, toutes les traditions ne sont pas bonnes à jeter.

 

 

Définition

 

Aujourd'hui, le terme banquier recouvre un large panel de profils, avec pour seul point commun celui d'exercer l'usure. Cela va en effet du patron de la banque que vous et moi ne verrons jamais que sur les pubs qu'on vous envoie avec vos relevés de compte histoire de leur donner un peu de couleur,  jusqu'au guichetier minable qui vous colle les pages du Livret A avec ses doigts sales et gourds.

Le banquier n'est jamais innocent. Jamais un innocent ne voudrait être banquier. D'ailleurs, demandez à des enfants innocents ce qu'ils voudront faire comme métier plus tard, aucun ne vous répondra : "Banquier". A leurs yeux, même gendarme, voleur, cow-boy ou Président de la République sont des métiers plus honorables, c'est vous dire à quel point les enfants sont cons - mais patience, leur tour viendra.

Si l'on devait définir brièvement le banquier, on ne saurait quelle entrée choisir de leur fourberie mesquine, de leur malveillance chafouine ou de leur misère affective. C'est pourquoi je me bornerai à cette définition lapidaire : banquier, c'est le dernier métier qu'une bête voudrait exercer si on lui mettait un costume trois-pièces.

 

 

Topologie

 

Le terne de la vie des banquiers ne mérite absolument pas qu'on s'étende à dresser un inventaire des variations falotes de leur mode de vie minable. J'ai jugé plus intéressant - et plus indispensable - de référencer les meilleurs moyens de mettre fin à leur pitoyable existence.

- La pendaison, nous l'avons vu, est passée de mode. Dommage : cela présentait pour eux l'avantage notable de résoudre leur impuissance chronique et de faire rire les enfants (car il n'est de spectacle plus burlesque qu'un banquier qui bleuit en tirant la langue et en faisant "argll").

- L'écrasement comme un étron qui fait connaissance avec la gravité depuis une fenêtre du World Trade Center a largement fait ses preuves. L'inconvénient : la vitesse trop élevée du supplice et la nette tendance à faire passer le supplicié pour un martyr aux yeux des imbéciles.

- L'éviscération : inutile, le banquier n'ayant ni tripe ni coeur. Mais c'est joli.

- Le dépeçage au couteau à huîtres reste encore la manière la plus évidente, cela n'étant qu'un juste retour des choses.

 

 

Physiologie

 

Le régime alimentaire du banquier est frustre ; il se nourrit de la misère du monde et la régurgite dans la gorge goîtreuse de ses pairs déjà nantis, à la manière de certains oiseaux - qui sont, au passage, avec les reptiles, les vestiges les plus directs des dinosaures.

Avec leur gros cul et leur petit cerveau, les banquiers en sont de fait probablement aussi les dignes descendants. On pourra ajouter au tableau leur aspect froid et visqueux qui les rapproche d'autant plus des reptiles.

Ce ne sont que des suppositions : en l'absence de traces fossiles, on n'en saurien.

Rien n'indique pour autant que le banquier soit une espèce en voie de disparition, voire en voie de moralisation.

On en déduit donc que le banquier n'existe que pour ridiculiser le Grenelle de l'Environnement, c'est pourquoi il semble indispensable de le fusiller ou de le déporter dans "Loft Story" à condition qu'ils remplacent la piscine par une potence.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que le banquier est le prédateur naturel du communiste, sauf en Chine où son chemin est parsemé de pétales de roses fabriqués à la main par des enfants tristes.

 

 

 

 

 

 

 

* En ce temps-là, on avait le sens du remaniement ministériel.

Par la carne - Publié dans : Cyclopédie alphabétique
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 19:36

Hop !

 

Vous avez pu constater que j'ai inauguré une nouvelle rubrique sur le blog. A priori, il y aura un post tous les deux jours pendant quelques mois avec les sujets en réserve. Mais l'ambition affichée (et fort modeste, au demeurant) de cette rubrique étant de concurrencer D'Alembert et Diderot, il ne serait pas juste de fonctionner en circuit fermé.

C'est pourquoi, manière de défi, je vous propose de me suggérer des mots pour la Cyclopédie Alphabétique, que je traiterai sur le même modèle que ceux déjà publiés.

 

Bisouilles, et portez-vous bien !

 

L+C

Par la carne - Publié dans : Cyclopédie alphabétique
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