Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un Journal Présenté Par :

  • la carne
  • Blog complètement partial garanti sans OGM ni carte de presse. On a son honneur, tout de même.
  • Blog complètement partial garanti sans OGM ni carte de presse. On a son honneur, tout de même.

Météo


Si t'as froid l'hiver, brûle un ministère.

Si l'hiver est dur, brûle une préfecture.
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:12

FRONTISTE

 

 

Linguistique

 

Nom résolument masculin, et beaucoup trop commun.

Comme chacun peut l'imaginer, le mot "frontiste" est un dérivé du mot "front". Le front représente en effet ce que les frontistes aspirent à obtenir. Bon, pas tous. Enfin, c'est ce qui leur manque.

Le suffixe "-iste" est associé à la douleur, comme dans, par exemple, "dentiste".

Il s'agit d'un néonazi...

Oups.

Il s'agit d'un néologisme apparu dans la seconde moitié du vingtième siècle, époque faste en inventions lexicales puisqu'on lui doit aussi notamment "génocide" et "manucure".

 

 

Définition

 

Le frontiste est ardu à définir. Non qu'il soit difficile à comprendre ; c'est juste difficile d'en avoir envie. Quand on croise un frontiste dans la rue, le définir est en effet la dernière chose qu'on a envie de lui faire. C'est un sentiment tout à fait partagé, le frontiste ne souhaitant par ailleurs ne rien avoir à faire avec un dictionnaire.

On peut néanmoins lui trouver quelques grands traits marquants qui permettent de lui tracer un contour, à défaut de lui refaire le portrait.

Tout d'abord, le frontiste est un militant (voire ce mot dans la Cyclopédie dans un futur plus ou moins proche). Comme tout militant, le frontiste abdique son intelligence au profit de la loyauté.

Il est nécessaire de bien distinguer le frontiste du militant du Front de Gauche. Ce dernier est en effet appelé gauchiste (voire ce mot dans la Cyclopédie dans un futur proche). Pourtant, comme le front reste au coeur des préoccupations des deux, il n'est pas étonnant que ça finisse en coups de boule. Tout sépare les frontistes, qui s'inspirent de l'horrible et tyrannique Hitler, des gauchistes, qui s'inspirent du gentil démocrate Staline.

Outre le militantisme, le frontiste se reconnaît à son attachement au principe du pouvoir héréditaire, préférant être dirigé par des imbéciles perclus de consanguinité que par de parfaits étrangers comme par exemple messieurs Gollnisch, Lang ou Martinez.

Par ailleurs, le frontiste se définit en creux par le fait qu'il est ni de droite ni de gauche. "Qu'on soit de droite ou de gauche, on est hémiplégique", disait Raymond Aaron. On peut donc en conclure que les frontistes sont de grands tétraplégiques. Mais comme Aaron était juif et RPR, les frontistes ont du mal à accepter cette idée.

 

 

Typologie

 

Bien que les frontistes soient simples, on peut les répartir en différentes catégories :

- le gros des frontistes (non, pas JMLP, je veux parler du plus grand nombre) est constitué de gens comme vous et moi : la plupart du temps, ils préfèrent qu'on pense pour eux, et quand ils réfléchissent par eux-mêmes, c'est de travers.

- certains frontistes, parmi les plus jeunes, cherchent à se faire pousser le front en se rasant les cheveux, ce qui témoigne de leur bon sens caractéristique.

- il existe enfin chez les frontistes des intellectuels, qui passent leur temps à penser de travers à la place des gens normaux qui leur en savent gré.

 

 

Histoire

 

Bien que le mot "frontiste" soit une invention récente, le principe du frontisme existe depuis la nuit des temps. C'est probablement l'affaire Néanderthal qui donna naissance à ce courant de pensée. En effet, ces hominidés prognathes (déjà) ont vécu en leur époque l'invasion par des hordes étrangères d'homo sapiens venues d'Afrique voler leur travail, manger leur pain, égorger leurs fils et culbuter leurs compagnes. On notera au passage l'extrême polyvalence de l'homo sapiens puisqu'il parvint à faire tout ceci tout en profitant des allocations familiales et des Assedic. On a longtemps pensé que l'homme de Néanderthal avait disparu suite à cela ; la science génétique a aujourd'hui montré qu'il n'en est rien puisqu'on en retrouve des gènes dans des populations actuelles. Cependant, beaucoup de frontistes gardent de cette idée reçue un certain sentiment de persécution.

 

L'Antiquité fut un âge d'or du frontisme. Le modèle de construction de l'Union Européenne par les grecs anciens est en effet repris par les frontistes actuels. Les grecs appliquaient la préférence nationale, d'un côté eux, de l'autre les barbares. Il est fondamentalement injuste cependant que les frontistes d'aujourd'hui n'assument pas leur héritage et souhaitent sortir la Grèce de l'Union Européenne.

 

La honte de cet héritage s'est construite au Moyen-Âge. Dès lors que le christiannisme (une nouvelle mouvance frontiste de l'époque qui prit rapidement l'ascendant) institua le délit de pédérastie, la Grèce cessa d'être un modèle. Aujourd'hui encore, le frontiste est frontiste parce qu'il refoule.

Deux grandes figures marquent le frontisme médiéval. D'une part, Charles Martel, qui arrêta les arabes à moitié, et d'autre part Jeanne d'Arc, qui bouta le rosbif avant de finir braisée. Le Front National actuel en garde la flamme comme symbole et l'arabe comme tête de turc. Pourquoi l'arabe, issu d'un peuple d'intellectuels tels qu'Avicennes, plutôt que l'anglais, barbare et dévoyé qui poussa la décadence jusqu'à donner naissance au mouvement punk ? Nul ne le sait, mais il existe sans doute un théoricien frontiste prêt à penser de travers à ma place pour donner une explication.

 

L'industrialisation permit par la suite d'appliquer la préférence nationale de masse.

 

 

Physiologie

 

Le frontiste se reconnaît à la délicieuse aryanité de ses traits. Exemple : Bruno Mégret.

D'un extérieur avenant, doté d'une enveloppe d'apparence humaine, le frontiste se différencie néanmoins de l'homo sapiens par le fait qu'il est rempli de fiel et de frustrations au lieu de viscères classiques comme par exemple le coeur.

Toutes les larves de frontistes ne parviennent pas à maturité. Certaines s'éloignent de leur famille d'origine pour intégrer l'UMP ; c'est le cas notamment pour de gentils républicains fraîchement convertis tels que messieurs Devedjian ou Longuet. C'est pourquoi les frontistes continuent à les considérer comme des larves.

Le frontiste vieillissant devient borgne, ce qui lui permet de régner au royaume des aveugles.

Les frontistes obéissent aux théories de la sociologie de la télé-réalité. Pour preuve, dès qu'on les filme, ils disent des âneries. On peut donc dire qu'ils se sont auto-déportés dans Loft Story avec beaucoup de classe. Mais ils n'ont pas de mérite : en matière de déportation, ils sont imbattables.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que le frontiste n'a vraiment rien à voir avec le communiste, si ce n'est la défaite de l'humanité.

 

Repost 0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:00

 

FEMME

 

 

Linguistique

 

Féminin, nom commun voire vulgaire.

Le principe de la linguistique consisterait à rapprocher la femme de la langue ; évidemment, je préfèrerais le contraire, mais le devoir avant tout.

"Femme" provient du latin "femina" qui veut dire soit "jury du prix du livre Harlequin", soit "réunion Tupperware". C'est sans doute l'atavisme grégaire de la femme qui a conçu cette étymologie.

Il est à noter que le mot "femme" en français revêt deux significations contradictoires : l'une désigne une représentante de cette moitié de l'espèce humaine dotée d'attributs qui la rendent désirable et tout à fait présentable à la Tour d'Argent où j'ai mon rond de serviette.

L'autre sens désigne l'espèce de mammifère acariâtre et velu dont l'unique mode de vie consiste, à l'instar de la mante religieuse, à pourrir la vie de celui qu'elle s'est choisi pour compagnon, en plus cruel parce que l'agonie est plus longue. Il n'existe pas de telle homonymie pour le mot "homme" parce que c'est trop compliqué pour lui. Son mode de pensée binaire exclut la subtilité : soit on est un homme, soit on est un époux.

 

 

Définition

 

Selon le Petit Aragon Illustré, la femme est l'avenir de l'homme ; il écrivit ceci, puis il rencontra Elsa Triolet. Cela prouve qu'il ne faut pas compter sur les poètes pour écrire un dictionnaire valable. On m'a dit que certains académiciens auraient été poètes, ceci expliquant cela.

Selon d'autres sources érudites, la femme est... la femme est...Mince, je ne m'en souviens plus, mais c'est malin, maintenant j'ai faim.

 

 

Typologie

 

Il existe deux sortes de femmes : la mienne, qui est belle, et la femme des autres, qui est mieux.

La grande incompréhension entre les hommes et les femmes tient à ceci : l'homme pense que la femme a des seins, la femme pense qu'elle a des droits.

 

 

Histoire

 

La femme existe depuis à peu près la même époque que l'homme, dont elle a suivi l'évolution en ce qui concerne les grandes lignes, mais pas les petites courbes.

On ne sait pas trop si la première femme s'appelait Eve ou Lucie. C'est une confusion encore d'actualité, j'en tiens pour preuve que Roger, le samedi soir après l'apéro, a parfois du mal à se rappeler le prénom de sa femme. Une idée reçue fermement ancrée prétend qu'à l'époque préhistorique, c'est l'homme le plus fort qui avait le droit d'expliquer le théorème de Pythagore aux femmes de la tribu. Il s'agit en fait d'un contresens : c'est déjà pas facile de vivre avec une femme, alors il fallait bien que le type soit vraiment costaud pour en supporter tout un cheptel. Je ne vois pas vraiment quel rapport ça peut avoir avec une récompense. Surtout que c'est au pauvre type que revenait la responsabilité de faire des gosses, tu parles d'un cadeau.

 

Dans l'Antiquité, on s'est rendu compte que, d'une part les femmes avaient plus de temps pour elles puisque les hommes avaient inventé la politique et les jeux olympiques, et d'autre part que, les villas Phénix individuelles prenaient plus vite la poussière que les grottes. L'Antiquité étant une époque rationnelle, on trouva malin de coller les femmes au ménage. On en parle encore. Ceci conduisit au concept de "matrone", raffinement extrême puisqu'il s'agit d'un hybride mi-femme, mi-portugaise.

 

Le Moyen-Âge arrive, et devant la décadence ménagère de la gent féminine, on décide de les éduquer chez les curés, dont on peut difficilement contester la propreté tant ils baignent dans l'eau bénite. L'école des femmes médiévale s'appelle le couvent, parce que c'est là où les femmes couvent leurs bâtards fabriqués à la va-vite sous un coin de soutane. Quand elles en sortent à douze ans (elles n'intéressent plus les curés, à cet âge), elles sont censées tout savoir sur le balai, la casserole et la maïeutique, c'est pourquoi on les marie. Pour éviter qu'elles troublent les pensées sérieuses des hommes, tournées vers la meilleure façon d'éviscérer un musulman, on leur fixe des ceintures de chasteté ; ça fait un tabac, et c'est d'ailleurs l'âge d'or de la pipe. 

 

La figure la plus représentative de la femme au Moyen-Âge s'appelle Jeanne d'Arc. De cette époque, les femmes gardèrent l'habitude de se mêler de politique et d'y semer leur zone (exemples : la Pompadour, Ségolène Royal ou Marine Le Pen). Les anglais brûlèrent Jeanne d'Arc parce qu'ils n'avaient pas reconnu une femme en elle ; il faut dire qu'ils étaient habitués aux Anglaises, et on comprend de ce fait qu'ils ont pensé que la pauvre Jeanne était une extraterrestre. Cette affaire donna naissance au concept de "femme au foyer".

Jeanne d'Arc est aujourd'hui vénérée par un breton borgne, c'est-à-dire, à peu de chose près, un anglais aveugle. Juste retour des choses.

 

La Révolution Industrielle et les progrès techniques ont dégagé encore plus de temps libre pour la femme, c'est pourquoi, en plus du ménage, on lui permit de devenir ouvrière. C'eut pour conséquence heureuse de permettre aux hommes de se livrer à deux entreprises massives de régulation démographique, indispensables pour remplir les objectifs du protocole de Kyoto.

 

L'aboutissement évolutif des femmes les a menées, à l'époque contemporaine, à se laisser pousser les crocs et les poils, c'est pourquoi on les appelle les chiennes de garde. Les mouvements féministes ont enfin permis aux femmes de s'asseoir sur des fauteuils directoriaux. Sur les genoux du patron. Pour illustrer ce propos, nous n'avons guère de meilleur exemple que Laurence Parisot, qui passe son temps à lécher les entrepreneurs. 

La libération de la femme lui a permis de bénéficier d'une grande indépendance financière, appelée "pension alimentaire".

 

 

Physiologie

 

La larve de la femme s'appelle la demoiselle. Le rite de passage à l'âge adulte s'appelle la tournante. La demoiselle s'isole dans un endroit frais et souterrain pendant quelques temps, puis ressort en tant que femme, les jambes flageolantes et toute transformée.

 

On différencie la femme de l'homme par plusieurs indices physiques probants ; cependant, certains sont devenus obsolètes, notamment les mammelles. Ce critère de classification conduirait en effet à dire que Jane Birkin n'est pas une femme (alors que la science a montré qu'on peut être à la fois femme et anglaise) et que Lolo Ferrari est une mongolfière. Les critères physiques de classification scientifique aujourd'hui retenus comme pertinents sont le botox et la taille des fesses, c'est pourquoi les scientifiques passent plus de temps à mettre au point des crèmes anticellulite qu'à développer l'armement nucléaire nécessaire à une nouvelle et salutaire régulation de la population mondiale.

La peau des femmes est parfois appelée "peau d'orange", c'est pourquoi on la grume.

 

Il semblerait qu'une bonne partie des femmes soit atteinte de problèmes de vue. Ceci expliquerait leur propension à prendre certains hommes pour des princes charmants, et les oblige conséquemment à parfois chausser de grosses lunettes de soleil.

 

Le régime alimentaire de la femme est cyclique, alternant les phases de jeûne et les phases de boulimie.Pendant la période pré-estivale, le comportement alimentaire de la femme se rapproche de celui de la limace. Puis, constatant que même les tomates-mozzarella débordent du bikini, la femme se met compulsivement à faire des réserve de graisse pour l'hiver, ce qui la rapproche alors de l'ours. Il semblerait que son système pileux suive le même cycle et les mêmes modèles animaliers.

Il reste de fait encore très complexe de savoir si la femme est à classer dans la famille des gastéropodes ou celle des ursidés. La famille de la femme a en effet de tout temps été problématique pour l'homme.

 

C'est son régime alimentaire complexe et désordonné qui a conduit la femme à adopter pour tanière la cuisine, lieu dans lequel elle peut se sentir en sécurité et cacher les bouteilles de vodka-pomme sous l'évier. 

Toujours grégaires, l'habitude de groupes de femmes à se réunir dans une cuisine a donné l'idée de la télé-réalité, qui a pour concept fondamental de filmer des gens en train d'avoir des conversations creuses en adoptant des comportements hystériques. Il serait donc juste qu'on déporte les femmes dans Loft Story, ou qu'on plante des caméras dans les cuisines.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que si, à l'instar d'Aragon, les communistes aiment les femmes, c'est surtout parce qu'ils mangent les enfants.

Repost 0
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:11

ELECTEUR

 

Linguistique

 

Le mot "électeur" est un néologisme récent formé à partir de "lecteur", celui qui lit, et le préfixe "e-", pour "électronique" dont le sens a muté pour devenir "virtuel", comme dans "e-mail", "e-commerce", etc. Donc, globalement, l'électeur est celui qui lit virtuellement. Donc, grosso modo, on pense qu'il sait lire, mais il ne le fait pas en réalité. Il est probable que l'appellation d'électeur nous provient directement de la propension des candidats à assassiner des arbres - qui ne votent pas - pour y imprimer d'indigestes et invraisemblables romans de gare qu'ils ont l'audace d'appeler "programme électoral". Evidemment, le lecteur virtuel fait comme s'il les avait lus ; mais on sait bien que c'est faux, puisqu'il va voter quand même.


 

Définition

 

L'électeur est un genre de participant à la Star Academy : il donne de la voix pour recevoir en échange une sorte de psychodrame télévisé, scénarisé à base de trahisons et de ridiculisations. Comme dans n'importe quelle émission de télé-réalité, l'électeur est choisi en fonction de sa capacité à abdiquer toute fierté et toute intelligence, et sa faculté de faire surgir des conflits télégéniques à partir de rien.

Si on devait définir brièvement l'électeur, on pourrait le situer à mi-chemin entre l'homme et le paillasson. Depuis 2002, il semblerait que le sens de l'évolution aille vers le paillasson.


 

Topologie

 

Une idée reçue voudrait qu'il existe plusieurs types d'électeurs, mais les avancées de la politique moderne mettent à mal les différenciations communément admises. On pensait auparavant en effet qu'un électeur de gauche n'avait rien à voir avec un électeur de droite. On sait très bien aujourd'hui que cette différence s'est effacée ; l'électeur est un et indifférenciable. De droite.

Une tentative de classification plus moderne et plus subtile prend le parti d'observer les différentes capacités pulmonaires des électeurs. Tous votant en effet en se bouchant le nez, il est judicieux de classifier l'électorat en fonction de ses performances d'apnée.


 

Histoire

 

On associe souvent l'apparition de l'électeur moderne à la naissance de la démocratie. Rien n'est plus faux. Pour qu'il y ait électeur, il n'est besoin que de vote. La démocratie n'a rien à voir là-dedans. Déjà, dans les cavernes obscures des hominidés grognants, on tapait 1 par SMS surtaxé pour savoir qui mangerait le mammouth-marengo et qui aurait le croupion, pour savoir aussi qui pourra expliquer la prise de la Bastille par derrière à Lucie.

Dans l'antiquité, on s'est tout de même rendu compte que ce système était vraiment bordélique ; les grecs et les romains y mirent bon ordre en limitant le droit de vote aux gens vraiment responsables (lire : les gens de doite, puisque seuls les citoyens mâles et riches avaient le droit de vote - ça n'a pas énormément changé). Ils ont appelé ça "démocratie".

L'humanité étant plutôt sagement tournée vers l'entropie et le chaos, cette tentative d'organisation rationnelle fit long feu dans la période du Moyen-Âge ; on s'est dit que cette histoire de vote était vraiment trop barbare. Pour preuve, seule une secte de dangereux imbéciles habillés par une incarnation antérieure de Paco Rabanne (qu'on appelait à l'époque chrétiens, et qui ne sont plus aujourd'hui que de vulgaires catholiques) s'abaissait à appliquer le droit de vote. Une tripotée de despotes chafouins se réunissait régulièrement pour élire l'un d'entre eux gourou en chef. Quand le vote était fini, ils faisaient griller du boudin blanc au barbecue, ça faisait de la jolie fumée, et ils criaient à la fenêtre comme des lavandières italiennes "Habemus Papam !", ce qui veut dire en gros : "Le boudin est cuit !".

Preuve supplémentaire de la barbarie du droit de vote, on ne compte plus les victimes de la Révolution Française qui n'avait pour objet que de donner à tous les mêmes prérogatives que ces horribles et tyranniques cardinaux.

On en est encore là.


 

Physiologie

 

L'électeur se reconnaît à sa "carte d'électeur" qu'il arbore aux moments-clés comme le campeur arbore son papier toilette pour se rendre aux sanitaires des Flots Bleus. On ne pourra pas s'empêcher d'ailleurs d'observer la similarité de l'isoloir avec les WC turcs du camping.

La carte d'électeur comporte des espaces dévolus au cachet qui sert à prouver que l'élu s'en tamponne.

L'ensemble des électeurs s'appelle l'électorat. Pas étonnant que ça n'apporte que la peste, brune ou autre.

Une fois n'est pas coutume, il n'est pas nécessaire de déporter pour cela l'électeur dans Loft Story : ce serait une promotion imméritée.


 

Conclusion

 

Pour finir, l'électeur et le communiste ont ceci de commun qu'ils fondent sur leur identité un immense espoir, aussi immense que la grande Sibérie où fleurissent les goulags, ces endroits aussi calmes et secrets qu'un isoloir. 

Repost 0
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 06:00

ENFANT

 

 

Linguistique

 

Enfant vient du latin "infans" qui signifie, bêtement, "enfant", mais aussi, et c'est plus intéressant, "qui ne parle pas". Quand on sait qu'on avait aussi le mot "puer" qui pouvait servir de racine valable pour désigner le concept que nous étudions aujourd'hui, il me semble légitime de s'interroger sur le sens de ce choix particulier.

Après réflexion intense accompagnée d'un coït digito-nasal voluptueux, je n'ai trouvé qu'une explication : le français aime les enfants quand ils ferment leur gueule.

Ca doit sans doute dater de l'évangélisation de la Gaule, si je puis ainsi m'exprimer. On comprend d'ailleurs mieux grâce à cet éclairage pourquoi nos jeunes braillards sont considérés comme néfastes et qu'on porte au pouvoir ceux qui ont fait de ce credo leur fonds de commerce.

 

 

Définition

 

Un enfant est un genre d'animal assez proche de l'homme bien que celui-ci le préfère plus près de la femme. Etant donné que cet être ne survit qu'en soutirant à l'homme sa subsistance sans contrepartie valable, on peut dire que l'enfant est un genre de parasite. A l'instar du tenia, il est assez difficile de s'en débarrasser sans que ça passe par le cul.

Pour définir plus précisément l'enfant, on peut dire que c'est ce qui reste quand toutes les excuses ont été épuisées.

 

 

Topologie

 

Il n'y a que deux sortes d'enfants, bien connues depuis longtemps :

- les enfants des autres, qui sont laids, nuisibles et monstrueux d'égoïsme ;

- et ses enfants à soi, qui comme les vers du même nom, sont très précieux, surtout pour les fils.*

Je ne me lancerai pas dans l'analogie du pet que tout le monde a à l'esprit, cela ne fera que rabaisser la haute tenue morale de ce blog. Sachez tout de même que pour filer la comparaison, ceux élevés au chou-fleur sont toujours les plus infâmes.

 

 

Histoire

 

Un con a dit un jour (je mets des guillemets pour faire genre "je cite", mais c'est complètement approximatif, si vous voulez de l'exact, allez sur wikipedia) : "Nous sommes la seule civilisation à considérer ses enfants comme un problème. Dans tous les âges de l'histoire, ils ont été la solution".

L'imbécile qui a dit ça oubliait que dans les civilisations antérieures, on éduquait à la trique, à la ceinture, voire mieux.**

Il faut savoir aussi que nous sommes la seule civilisation (je parle de la vraie, l'occidentale moderne, hein, pas des crève-la-faim) à ne pas élever nos enfants dans l'idée de les envoyer dans une boucherie quelconque style Verdun ; ceci explique peut-être cela.

Par ailleurs, la mortalité infantile étant ce qu'elle est actuellement, on est fatalement moins surpris de les voir survivre, donc moins content.

De nombreuses méthodes ont été tentées au cours de l'histoire afin de débarrasser les parents de leurs marmots histoire que monsieur explique la prise de la Bastille à madame. On peut même légitimement se demander si l'esclavage n'a pas été inventé  avant tout pour cet usage, tant les peuples antiques se sont servi d'esclaves en guise de baby sitters bon marché.

Le niveau d'instruction des esclaves ayant tendance à baisser avec le temps, on pensa à emmerder la famille en confiant le moutard à tantine. C'est encore le cas dans certaines ethnies africaines, mais ça l'était aussi au Moyen-Âge en Europe puisque c'était la méthode d'élevage des champions, celle qui utilise le pal, à savoir celle des chevaliers.

Notre civilisation décadente, elle, a pensé qu'il valait mieux les refiler à des gens instruits et mal payés, un peu comme les premiers esclaves antiques, ou bien les envoyer au catéchisme pour leur apprendre la vie.

Comme quoi l'histoire n'est qu'un gigantesque hoquet persistant.

 

 

Physiologie

 

Physiquement, l'enfant est assez joli à voir jusqu'à l'adolescence, ce qui est de la provocation manifeste, comme disait mon curé. A l'exception bien sûr des enfants qui cousent des Nike, leurs doigts déformés sont répugnants.

Psychologiquement, l'enfant est assez conforme à son statut de larve, mais avec, tout au long de son cycle de vie, des tendances maniaco-dépressives très affirmées. Ce qui fait, si on ajoute à cela l'idée freudienne que c'est aussi un "pervers polymorphe", que nous avons là un portrait clinique assez alarmant. D'ailleurs, c'est pas étonnant que ça finit toujours par donner des adultes, à qui on donne le droit de vote, en plus. C'est donc probablement à cause d'eux que la démocratie est malade, c'est pourquoi il me semble indispensable de les fusiller ou de les déporter dans "Loft Story", y'a pas de raison qu'ils y aient échappé sur Gully.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire qu'il existe de nombreuses similitudes entre les enfants et les communistes : leur naïve innocence touchante et généreuse n'arrive pas à nous faire oublier qu'on trouve chez eux des tyrans parmi les plus sanguinaires.

 

 

 

 

 

* Sachez que je souffre de la confusion la plus rouge en vous affligeant ce pitoyable calembour. Cela dit, il n'est valable qu'à l'écrit, ça circonscrit la honte.

** Dans je sais plus quelle civilisation précolombienne, quand Kevin ne trouvait pas la date de Marignan, son prof lui fumait la tronche au dessus d'un feu, histoire de lui rappeler la formule chimique de l'oxygène. Véridique.

Repost 0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:24

DEMOCRATIE

 

 

Linguistique

 

Vient de "démo", qui signifie "regarde comme c'est beau ce que je fais" et de "cratie", qui veut dire "pouvoir". Etymologiquement, la démocratie est donc le pouvoir des m'as-tu-vu.

Vu qu'il s'agit du régime dominant, il fut de bon ton de faire évoluer le sens en "pouvoir du peuple", mais personne n'est dupe.

Expression usuelle :

"On est en démocratie, quand même !" : dit par une grande gueule qui vient de se faire couper le sifflet par une réplique dont l'intelligence subtile n'a d'égale que l'ironie cinglante et la justesse profonde.

 

 

Définition

 

Une démocratie est un système politique dans lequel tout un chacun, et plus particulièrement n'importe qui, a le droit de voter pour désigner celui par qui il sera sodomisé. D'aucuns prétendent qu'il s'agit du système le plus abouti car c'est celui qui assure le plus de libertés individuelles tout en oeuvrant pour le bien commun. En général, ceux qui le disent ont eu droit à la vaseline.

Celui qui décroche la queue du Mickey est celui pour qui le plus de gens ont voté. Quand on voit la gueule de la majorité, on comprend mieux celle des dirigeants.

 

 

Topologie

 

Il existe plusieurs types de démocratie.

- Celles où on peut voter pour ceux pour qui on nous a dit de voter. Exemple : la Syrie, l'Iran, l'Afghanistan, l'Irak, la plupart des pays d'Afrique, la Chine...

- Celles où l'on peut voter pour n'importe qui, qui de fait fera n'importe quoi, y compris dire aux électeurs des autres démocraties pour qui voter. Exemple : la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis...

En général, on dit qu'il vaut mieux vivre dans le second type de démocratie, parce qu'on y meurt plus de cholestérol que de balles perdues. Cela a tendance à devenir de moins en moins vrai.

 

 

Histoire

 

La première démocratie connue est la Grèce antique, c'est dire s'ils s'y connaissaient en sodomie. A l'époque, seuls les citoyens mâles et libres pouvaient voter - les esclaves et les femmes n'en avaient pas le droit. Aujourd'hui qu'ils peuvent, les esclaves s'en foutent et les femmes votent comme tout le monde. Ca valait bien la peine, tiens.

 

 

Physiologie

 

Le visage de la démocratie est à peu près toujours le même en ce qui concerne la blancheur et la longueur des dents, le regard enjôleur et la coiffure approximative.

Chacun s'accorde à dire que la démocratie est malade, mais personne ne sait s'il s'agit de la fièvre acheteuse ou du cancer du côlon. C'est pourquoi Roselyne Bachelot achète des millions de vaccins qui ne servent à rien.

La démocratie est donc la cause principale du trou de la sécurité sociale, c'est pourquoi il est nécessaire de la fusiller ou de la déporter dans "Loft Story" où ses plus ardents défenseurs pourront taper 1 par SMS surtaxé pour qu'elle y reste.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que les communistes sont à la démocratie ce que les enfants de choeur sont à l'Eglise, ce qui les rend de plus en plus rares pour exactement les mêmes raisons.

Repost 0
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 06:00

CANDIDAT

 

 

Linguistique

 

A l'instar de "vasistas", candidat est la contraction du français "qu'en dit Da ?"

Cette petite phrase interrogative marque en effet parfaitement la veulerie tergiversatoire de ces éternels indécis qui se présentent à n'importe quelle élection.

Exemples :

- "Je ne serai pas candidat à l'élection présidentielle" (E. Balladur, 1993)

- "J'ai décidé de me présenter à l'élection présidentielle" (E. Balladur, 1994)

- "Je ne toucherai pas à la retraite à 60 ans" (N. Sarkozy, candidat en 2007)

- "Il est inéluctable que les français devront travailler plus longtemps" (N. Sarkozy, 2010)

On voit bien le glissement sémantique qui s'est opéré tant l'indécision semble caractéristique de la fonction.

Cependant, les moins alcoolisés d'entre vous se demanderont sans doute qui peut bien être ce Da. A cela, je leur répondrai : "Bois un coup au lieu de me courir sur la grosse veine bleue avec tes questions qui me font sortir du sujet".

 

 

Définition

 

On appelle candidat toute personne assez généralement masculine dotée d'une très forte envie de jouer à celui qui pisse le plus loin. Seule l'envie compte ; la capacité à le faire, on le verra plus loin, est tout à fait facultative.

Le candidat se reconnaît à sa poignée de main, exercice qu'il a travaillé avec un coach pour faire plus sympa ; la poignée de main s'analyse en effet un peu comme avec la graphologie, mais en mieux parce que même un analphabète peut le faire. C'est un détail qui semble particulièrement important aux candidats.

Certains audacieux vont même jusqu'à ébouriffer la chevelure d'enfants qui ne leur ont rien fait, mais c'est un geste technique réservé aux plus doués.

 

La raison d'être du candidat est la campagne électorale, ainsi appelée parce qu'il s'agit essentiellement de faire les yeux doux aux bouseux en s'empiffrant de produits du terroir hypercholestériques. C'est d'ailleurs un des graves paradoxes de la démocratie telle qu'on la connaît : on se demande bien pourquoi les citoyens votent pour des gens qui risquent de faire un infarctus avant la fin de leur mandat, mais ils ne voteraient pas pour eux s'ils ne s'exposaient pas ainsi. Il est vrai que si le candidat est fourbe, l'électeur, lui, est con. Mais on n'est pas encore aux "E".

 

 

Topologie

 

On distingue deux sortes de candidats :

- Les incompétents, qui sont de gauche ;

- Et les salauds, qui sont de droite.

On reconnaît ainsi le vrai bord de celui qui cause dans le poste pour dire qu'il fera tout mieux que tout le monde s'il est élu. Si un candidat de gauche fait des propositions qui vous semblent raisonnables, concertées, réalistes et économes, méfiez-vous : il est de droite. En revanche, quand un candidat de droite fait des promesses de gauche, c'est plus facile : on a tout de suite reconnu le salaud qui sommeille. Faudrait quand même pas nous prendre pour des buses.

 

En général, on apprend beaucoup avec l'âge, on gagne en compétence, c'est comme ça que de simples imbéciles finissent par devenir de parfaites ordures. On appelle ça des ministres d'ouverture, parce que ça rime.

 

Amusant paradoxe, il est à noter que les candidats qui se disent "ni de droite, ni de gauche" sont en général des salauds incompétents. Pour la plupart de droite.

 

 

Histoire

 

On considère souvent que pour qu'il y ait candidat, il faut qu'il y ait vote et donc démocratie. C'est parfaitement faux. Au Moyen-Âge, par exemple, pour compenser l'absence de droit de vote sans lequel il n'est pas de bonheur terrestre possible, les gens organisaient des concours de mangeage d'andouillettes. Comme aujourd'hui, c'étaient déjà toujours les mêmes qui gagnaient le filet garni. A la préhistoire, c'était le jeu de celui qui tape le plus fort avec un objet contondant ; là encore, c'étaient toujours les plus faibles qui l'avaient dans l'os.

Le premier âge d'or de la candidature remonte à la Grèce Antique où l'on élisait les gens à l'aide de jetons semblables à des pièces. Il est encore aujourd'hui de bon ton de donner un peu de monnaie aux candidats, même si à l'instar de la tauromachie, cette tradition est montrée du doigt - voyez Charles Pasqua ou Edouard Balladur.

C'est cependant sans aucun conteste qu'on peut affirmer que jamais dans l'Histoire les candidats n'ont été autant honorés que depuis le XIXème siècle. La démocratie moderne a en effet permis de faire reconnaître les plus grands d'entre eux, d'Hitler à Bongo en passant par Bouteflika, Poutine, Chirac ou Sarkozy. On a frisé de peu le Grand Chelem des  purs démocrates mai 2002. Rien n'indique que ce nouvel âge d'or soit en passe de se terminer.

 

 

Physiologie

 

L'ossature du candidat est constituée de promesses. Comme les côtes flottantes, celles-ci sont généralement rattachées à pas grand chose. Les promesses de gauche ne sont pas tenables, et c'est dommage. Les promesses de droite sont tenues. C'est pire.

Le candidat, on l'a vu, doit avoir la main ferme, le poil lisse et le regard brillant. C'est signe de bonne santé. Cette hygiène est indispensable pour la crédibilité du candidat : on se souvient de la levée de bouclier (non fiscal, celui-là) quand on a su que Mitterand était mourant au moment de se présenter en 1988. Il a dû cacher son affection, tant l'adage dit vrai : "Candidat qui perd ses dents, candidat perdant."

Pour être crédible, le candidat doit aussi les avoir l(es dents) qui rayent le parquet. On n'a jamais vu les gens désigner des personnes modestes, se proposant aux suffrages non pour assouvir leur petit désir mesquin de pouvoir hérité de traumatismes enfantins, mais pour rendre service. Un candidat dévoué et honnête est par nature suspect, c'est pourquoi il faut le dénoncer afin qu'il soit fusillé ou déporté dans "Loft Story" où il pourra faire rire la France d'en-bas avec son comportement déviant ridicule.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que les communistes ne font pas bon ménage avec les candidats, sauf ma bonne Consuella qui aimait beaucoup Robert Hue. Y'avait qu'à voir la gueule de son jardin.

 

 

Repost 0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 06:00

BANQUIER

 

Linguistique

 

Masculin, nom commun, bien trop commun.

Ce mot vient probablement du patois picard où il est étroitement lié à l'ennui et la contrariété. On le retrouve par exemple dans l'expression : "Ah bah y nous fais banquier çui-ci", qui signifie à peu près "cette personne nous plonge dans des abîmes d'agressivité perplexe". En gros, hein.

Par glissement sémantique, suite à l'ordonnance de Villers-Coterêt qui unifia les patois régionnaux sous la bannière du champenois pour donner naissance la langue française, cet idiomatisme chtimi servit à désigner l'engeance la plus vile qu'on avait sous la main.

En l'occurence, ce fut Jacques de Beaune, baron de Semblançay, le ministre des finances de François Premier ; grand créditeur du roi et ennemi intime de la reine-mère, il se fit accuser de détournement de fonds et pendre à Montfaucon comme un malpropre, ce qu'il était sans doute vu l'époque, mais à tort en ce qui concerne le motif de l'exécution.*

Il se passa cependant du temps avant sa réhabilitation, temps que s'empressèrent de passer les argentiers de tout acabit à prendre pour modèle ce supposé escroc. Quand on se rendit compte qu'il était innocent, il était trop tard : tous les manipulateurs de pognon avaient pris l'habitude de rincer leur monde, et ne la perdirent pas.

On perdit en revanche l'habitude de les pendre.

 

Comme quoi, toutes les traditions ne sont pas bonnes à jeter.

 

 

Définition

 

Aujourd'hui, le terme banquier recouvre un large panel de profils, avec pour seul point commun celui d'exercer l'usure. Cela va en effet du patron de la banque que vous et moi ne verrons jamais que sur les pubs qu'on vous envoie avec vos relevés de compte histoire de leur donner un peu de couleur,  jusqu'au guichetier minable qui vous colle les pages du Livret A avec ses doigts sales et gourds.

Le banquier n'est jamais innocent. Jamais un innocent ne voudrait être banquier. D'ailleurs, demandez à des enfants innocents ce qu'ils voudront faire comme métier plus tard, aucun ne vous répondra : "Banquier". A leurs yeux, même gendarme, voleur, cow-boy ou Président de la République sont des métiers plus honorables, c'est vous dire à quel point les enfants sont cons - mais patience, leur tour viendra.

Si l'on devait définir brièvement le banquier, on ne saurait quelle entrée choisir de leur fourberie mesquine, de leur malveillance chafouine ou de leur misère affective. C'est pourquoi je me bornerai à cette définition lapidaire : banquier, c'est le dernier métier qu'une bête voudrait exercer si on lui mettait un costume trois-pièces.

 

 

Topologie

 

Le terne de la vie des banquiers ne mérite absolument pas qu'on s'étende à dresser un inventaire des variations falotes de leur mode de vie minable. J'ai jugé plus intéressant - et plus indispensable - de référencer les meilleurs moyens de mettre fin à leur pitoyable existence.

- La pendaison, nous l'avons vu, est passée de mode. Dommage : cela présentait pour eux l'avantage notable de résoudre leur impuissance chronique et de faire rire les enfants (car il n'est de spectacle plus burlesque qu'un banquier qui bleuit en tirant la langue et en faisant "argll").

- L'écrasement comme un étron qui fait connaissance avec la gravité depuis une fenêtre du World Trade Center a largement fait ses preuves. L'inconvénient : la vitesse trop élevée du supplice et la nette tendance à faire passer le supplicié pour un martyr aux yeux des imbéciles.

- L'éviscération : inutile, le banquier n'ayant ni tripe ni coeur. Mais c'est joli.

- Le dépeçage au couteau à huîtres reste encore la manière la plus évidente, cela n'étant qu'un juste retour des choses.

 

 

Physiologie

 

Le régime alimentaire du banquier est frustre ; il se nourrit de la misère du monde et la régurgite dans la gorge goîtreuse de ses pairs déjà nantis, à la manière de certains oiseaux - qui sont, au passage, avec les reptiles, les vestiges les plus directs des dinosaures.

Avec leur gros cul et leur petit cerveau, les banquiers en sont de fait probablement aussi les dignes descendants. On pourra ajouter au tableau leur aspect froid et visqueux qui les rapproche d'autant plus des reptiles.

Ce ne sont que des suppositions : en l'absence de traces fossiles, on n'en saurien.

Rien n'indique pour autant que le banquier soit une espèce en voie de disparition, voire en voie de moralisation.

On en déduit donc que le banquier n'existe que pour ridiculiser le Grenelle de l'Environnement, c'est pourquoi il semble indispensable de le fusiller ou de le déporter dans "Loft Story" à condition qu'ils remplacent la piscine par une potence.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que le banquier est le prédateur naturel du communiste, sauf en Chine où son chemin est parsemé de pétales de roses fabriqués à la main par des enfants tristes.

 

 

 

 

 

 

 

* En ce temps-là, on avait le sens du remaniement ministériel.

Repost 0
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 18:36

Hop !

 

Vous avez pu constater que j'ai inauguré une nouvelle rubrique sur le blog. A priori, il y aura un post tous les deux jours pendant quelques mois avec les sujets en réserve. Mais l'ambition affichée (et fort modeste, au demeurant) de cette rubrique étant de concurrencer D'Alembert et Diderot, il ne serait pas juste de fonctionner en circuit fermé.

C'est pourquoi, manière de défi, je vous propose de me suggérer des mots pour la Cyclopédie Alphabétique, que je traiterai sur le même modèle que ceux déjà publiés.

 

Bisouilles, et portez-vous bien !

 

L+C

Repost 0
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 06:59

BONHEUR

 

Linguistique

 

Masculin, nom commun, surtout pour les autres.

Etymologie : bonheur est composé de bon, qui vient de bonus et veut dire "enculé de trader", et de heur qui vient de augurium et veut dire "et si on te lisait un peu dans les entrailles, pour voir quand la crise va finir ?".

Emploi : à l'instar des cons, on peut répartir les bonheurs en petits et grands. La langue populaire n'a pas voulu retenir d'autres analogies telles que "gros bonheur" ou "sale bonheur", bien que c'eût été source de délices intellectuelles sans fin que d'en exploiter les aboutissants. Le contraire de bonheur est malheur et c'est pas Gustav qui va me contredire.

Expressions usuelles :

"Le malheur des uns fait le bonheur des autres" (Goldmann-Sachs)

"C'est que du bonheur" (Endemol)

"Aï, demann, faut qué yé mé lève dé bonheur" (Luis, maçon en intérim)

 

 

Topologie

 

Nous l'avons vu, il existe des petits et des grands bonheur. Certaines occurences tangentes sont depuis toujours l'objet de batailles savantes fameuses. Par exemple, démolir la gueule d'un banquier doit-il être classé dans les petits ou dans les grands bonheur de l'existence ? A l'heure actuelle, le statu quo consistant à dire : "Ca dépend de l'importance du découvert" semble prévaloir. Preuve supplémentaire que nous vivons dans un monde tiède et fadasse.

 

Les petits bonheurs, comme les petits cons, prêtent à sourire de manière quasi universelle. Ils font plaisir à voir. Retirer ses chaussures neuves après une longue journée de shopping est un parfait exemple de petit bonheur, comme l'est l'arrivée à l'heure du RER D en gare de Draveil. Le sourire subséquent du bénéficiaire est résolument communicatif. Surtout sur le quai de Draveil.

 

Les grands bonheurs, comme les grands cons, divisent l'opinion publique. L'attitude à leur égard est partagée entre la béatitude crasse et bavante des gens concernés, le sourire goguenard en demi-teinte des témoins directs, et l'odieuse jalousie des autres. Le mariage (la cérémonie, pas la période d'ennui médiocre et hypocrite qui la suit) est à ce titre un grand bonheur.

 

 

Histoire

 

On trouve moins de traces de bonheur dans l'histoire que dans mon caleçon. Malgré tout, certains récits historiques lui laissent une place de choix. Au bonheur, pas à mon caleçon. Curieusement, les chroniques ne parlent que des grands bonheurs (c'est à croire que tous les historiens ne sont que d'odieux jaloux), pas des petits, à l'exception de l'épisode du Vase de Soissons où l'on imagine aisément le petit bonheur de Clovis éclatant la tête de son soldat négligent.

Cette carence de l'histoire en petits bonheurs est inexplicable tant ils ont compté au cours des grands événements, parfois en creux comme quand Hitler, dans l'impossibilité de retirer le caillou coincé dans sa chaussure, décida d'envahir la Pologne. 

Sans les petits bonheurs, la grande Histoire eût été toute autre.

Les grands bonheurs, en revanche, ont enfanté bon nombre d'imbéciles heureux qu'on retrouve tout au long des manuels d'histoire.

 

 

Physiologie

 

Les manifestations physiques du bonheur sont diverses. Elles vont de la plénitude béate que tout être normalement constitué a envie de faire ravaler à celui qui l'arbore à grands coups de DocMartens coquées dans les gencives, jusqu'aux manifestations exultantes de joie vulgaire qu'on peut voir aux stades quand l'un des vingt-deux benêts a poussé le rond dans la boîte.

Lorsque quelqu'un est victime du bonheur, il est poussé malgré lui à des élans de commisération et de charité ; bref, il devient catholique. En général, c'est le début de la vieillesse.

Par conséquent, les gens heureux saccagent les efforts du gouvernement pour sauver les retraites.

Il faut donc fusiller les gens heureux, voire les déporter dans "Loft Story" pour les plus incurables.

 

 

Conclusion

 

En conclusion, on peut dire que les grands bonheurs sont moins rares que les communistes. Mais eux, ils s'en foutent, c'est le grand soir qu'ils attendent.

Repost 0
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 23:00

AMOUR

 

Linguistique

 

Masculin, nom commun, surtout pour les autres.

Vient du latin "amor" qui signifie "Je ne suis pas certain du bien fondé de la décision de l'arbitre".

Le pluriel d'amour est féminin, précision grammaticale importante puisqu'elle tend à légitimer la polygamie malgré l'analphabétisme manifeste de Lies Hebbadj. Alors que pour la polyandrie, t'as ma main sur ta gueule si je t'y prends.

Cette caractéristique du changement de genre avec le pluriel n'est pas courante en français ; elle ne se retrouve que dans trois autres occurences : délice, orgue et escargot. Mais pour escargot, faut regarder de près. Le passage au féminin avec la pluralité donne raison à Brice Hortefeux : c'est bien "quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes". 

 

 

Définition

 

L'amour est un tendre sentiment qui unit deux êtres grâcieux dans un même élan de guimauverie bornée et d'échange de fluides gluants et corporels divers. A deux exceptions près :

- la nécrophilie est un amour qui unit un être et une carcasse privée d'âme, comme par exemple un nègre ou une femme ;
- l'amour de Dieu est un amour dans lequel l'échange de sécrétions s'effectue en l'absence d'un des partenaires, en général au profit d'un autre plus jeune qui n'a rien demandé mais dont le craquement délicat du bassin monte en compagnie des louanges et des oratorio flatter l'oreille du Créateur de la même façon que la myrrhe et l'encens Lui escagassent les trous de nez.

 

La guimauverie, en revanche, ne souffre pas d'exception connue, même si celle-ci se dissimule parfois avec une exquise pudeur derrière des lunettes noires pour cacher les cocards.

 

 

Histoire

 

L'amour existe depuis que l'homme est homme, c'est-à-dire depuis qu'il arrive à se tenir sur ses pattes de derrière afin de se libérer les mains pour dire bonjour à Roger. Dans les cavernes humides et sombres déjà, Cro Magnon la trouvait Cro Mignonne et lui faisait le coup du bal du 14 juillet, ce qui n'empêchait pas sa compagne par ailleurs d'aller s'encanailler avec de vieux Néanderthaux dont la savante expérience la faisait grimper aux rideaux rupestres. Les femmes ont toujours eu un faible pour les plus vieux qu'elles. L'histoire ne dit pas si c'était déjà par vénalité à cette époque.

 

Passons rapidement sur les premières civilisations d'Assyrie, d'Ashur et de Babylone ; on soulignera cependant qu'ils auront beaucoup fait pour la rationnalisation de l'amour en inventant la prostitution. Cette invention majeure a l'immense mérite d'éviter à l'homme la culpabilité du menteur qui déblatère sur les beaux yeux, et d'abréger le tryptique préliminaire fastidieux (fleurs - dîner - théâtre contemporain). Jusqu'à aujourd'hui, cependant, le dîner a cela de préférable que les restaurants, eux, acceptent la Carte Bleue et remboursent s'il y a des poils où il faut pas.

L'Irak actuel en garde les traces sous la forme du B.M.C. américain, ce qui n'est qu'un juste retour des choses.

 

L'Antiquité égyptienne est une période particulièrement fade. Les hommes souffrent d'apathie et d'impuissance, ce qui conduit les femmes à se maquiller comme des poufiasses de province pour tenter de leur réveiller les ardeurs sous-ventrières. Les hommes sont mous. C'est d'ailleurs à juste titre l'âge d'or des bandelettes : n'est-ce pas un signe linguistique évident ?

 

Au même moment, en Chine, les hommes sont aussi peu membrés qu'actuellement. Je ne vois même pas pourquoi j'en parle.

 

La Grèce présente un profil antique plus intéressant puisque, à l'image de leurs représentations antropomorphiques ridicules qui leur tiennent lieu d'objets de culte, les athéniens s'atteignent bien et les spartes acculent les thébains publics. Même si les grecs sont des êtres frustres trop barbares pour vénérer le seul vrai Dieu, ils ont tout de même initié la mode chrétienne du craquement de bassin juvénile, et nombreux sont les hommes d'Eglise qui leur en rendent grâce. Bref, les grecs s'aiment, et, contre toute attente, sèment aussi puisqu'ils ont su créer une lignée capable de perdurer jusqu'à nous plomber l'Euro ici et maintenant. En tout cas, quelles que soient les moeurs de leurs hommes, les hellènes n'en font pas un drachme.

Bref, les grecs sont larges d'esprit, entre autre. Tellement larges qu'ils ne sentent plus grand chose, d'où l'expression encore bien connue là-bas : "Papa en est où ?".

La civilisation grecque de l'Antiquité, d'un point de vue amoureux, s'est tellement exportée, et a tellement marqué les peuples qu'aujourd'hui encore on peut entendre nos jeunes gens, malgré leur attachement apparent à une virilité sans concession, clamer presque chaque jour qu'ils "vont se faire un grec".

 

L'histoire de l'amour commence à acquérir ses véritables lettres de noblesse durant l'ascension romaine, comme en témoignent les écrits magnifiques de poètes comme par exemple Martial, Juvenal ou Gardenal. Les Métamorphoses montrent notamment à quel point l'Amour remplit les ouvrages et Ovide ses bourses. L'amour est tellement présent dans la littérature que la langue s'en ressent ; la preuve : si cunnilingus, c'est pas du latin, je veux bien me faire grec.

L'époque est tellement chaude qu'on jette l'éponge à Pompéi et Herculanum à cause du trou qui fume.

Malheureusement, cette belle harmonie des sentiments, soutenue par l'arrivée à Rome du message du Grand Babacool Fils à Papa ("Aimez-vous les uns dans les autres"*), est vite interrompue par l'irruption intempestive d'une horde de Hell's Angels au milieu de l'orgie. Il est vraisemblable que c'est ce qui a provoqué pour les siècles suivants un dérèglement hormonal et glandulaire sévère, le coïtus interruptus étant comme chacun sait source d'effroyables traumatismes.

 

La conversion des Hell's Angels au scoutisme démarre en effet à peu près à ce moment. Cette répression des désirs naturels conduit à une austérité globale soutenue par les curés de campagne qui en ont gros sur la patate depuis qu'on leur a interdit la bagatelle.

Adieu la liberté de moeurs, adieu l'amour, bonjour le sexe service public démographique et les mariages arrangés qui valent pas un coup de rhum. A peu de chose près, la position du missionnaire (qui permet surtout que madame ne se sauve pas) dans le noir et les bons jours du mois garantit seule le Paradis jusque dans les années 70 du siècle dernier.

Ca fait un grand saut, mais à peu de chose près - l'invention de l'Islam n'ayant pas fait évoluer grand chose en la matière malgré les soixante-dix houris - rien ne frétille pendant quinze siècles. On recense juste environ quatre-vingt-douze métaphores discrètes inventées par le clergé pour éviter de dire "vérole", ce qui montre que l'évolution est doucement en marche sous les soutanes.

 

La libération sexuelle est une véritable révolution : j'aime qui je veux, quand je veux et dans la position que je veux sont les trois mots d'ordre de l'époque. En fait, les choses ne changent pas vraiment tout de suite (surtout quand c'est une femme qui tient ce langage), ce sont surtout les mateurs qui peuvent en voir les applications au cinéma permanent du quartier.

Le temps que l'idée fasse son chemin, le SIDA arrive et calme les ardeurs (mais pas les hardeurs). Un nouvel équilibre amoureux se forme sur les ruines de l'ancien, où le contrat de mariage est remplacé par les résultats d'analyse. Nous en sommes là, à la croisée des chemins entre la redécouverte des moeurs antiques et le safe-sex hérité de l'austérité médiévale, ce qui fait de nous par voie de conséquence des amoureux désespérément moyens**.

 

 

Physiologie de la guimauve

 

Ce n'est qu'il y a peu que l'amour a acquis ses manifestations physiologiques actuelles, celles-ci se trouvant en relation étroite avec notre régime hypercalorique.

En effet, médicalement, l'amour est à la fois une affection rénale (syndrome des yeux de merlan hépatique), cardiaque (palpitations hypercholestérolémiques), neurologique (tremblements, sudation excessive) et stomacale (douleurs communément appelée "noeuds") provoquée par les excès alimentaires et l'absence d'exercice physique notable.

Ces affections provoquent des troubles de la vision qui incitent le malade à penser qu'un être somme toute banal passant à proximité est au plus haut point désirable, au mépris total du principe rationnel de l'égalité des chances inscrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Les amoureux sont donc de fervents anti-démocrates qu'il convient de fusiller ou de déporter dans "Loft Story".

 

 

 

Conclusion

 

Pour terminer, on peut dire qu'il existe autant d'amours vraies que de communistes sincères. Pourtant, communiste, c'est plus facile : on peut le faire tout seul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Piqué à Marcel et son Orchestre

** A part Lili et moi, qui sommes des modèles, bien sûr.

Repost 0